ARTIST FILE #007 NOVELISTS : LA DECOUVERTE QUE L’ON NE SOUHAITE JAMAIS OUBLIER

C’est un groupe que l’on ne connaissait que peu, que l’on est venu voir par curiosité ou simplement parce qu’ils figurent sur cette affiche déjà bien remplie, sans forcément savoir qu’ils vont devenir l’un des souvenirs que l’on emportera avec nous une fois le festival terminé.

Novelists nous a fait exactement ça.

Le 19 juillet 2025, le groupe français montait sur la Main Stage du MozHell Open Air à Insming, pour clôturer une première journée qui avait déjà sérieusement sollicité nos oreilles. Nous étions bénévoles sur le festival, nous avions couru, bossé, croisé des groupes et probablement effectué suffisamment de kilomètres à pied pour envisager une reconversion dans la randonnée sportive, mais nous voulions les voir.

Et puis Camille Contreras a commencé à chanter.

Notre première réaction a évidemment été de nous demander d’où pouvait bien sortir cette voix, capable de prendre une ampleur folle dans les parties claires avant de basculer vers des saturations beaucoup plus agressives avec une facilité assez indécente. Seulement, une fois la première claque vocale encaissée et notre dignité approximativement récupérée, nous avons commencé à écouter tout ce qui se passait autour d’elle.

Et c’est précisément là que Novelists devient vraiment intéressant, parce que derrière cette voix se trouve une machine instrumentale d’une précision redoutable, et réduire le groupe à sa chanteuse actuelle serait passer complètement à côté de ce qui fait sa richesse.

PLUS DE DIX ANS À REFUSER DE RESTER AU MÊME ENDROIT

Novelists naît en région parisienne en 2013 et se construit initialement autour d’un metalcore progressif particulièrement technique. Les premiers morceaux installent rapidement ce qui deviendra une constante dans leur musique : des riffs complexes, des rythmiques héritées du djent, une attention presque obsessionnelle portée aux guitares, des passages atmosphériques et cette volonté de ne jamais choisir entre brutalité et mélodie.

Cette technicité ne disparaîtra jamais réellement, même lorsque le groupe commencera à déplacer progressivement les frontières de sa musique. C’est d’ailleurs essentiel pour comprendre Novelists aujourd’hui, car le groupe n’est pas devenu soudainement « moderne » en sortant CODA. Depuis ses débuts, il avance, expérimente et modifie son vocabulaire musical, mais ce qui a surtout changé au fil des années, c’est la place occupée par cette virtuosité.

Là où la technique pouvait autrefois être immédiatement perceptible, elle sert aujourd’hui davantage les morceaux sans nécessairement chercher à attirer l’attention sur elle en permanence. Et cette nuance est importante, parce qu’il y a une différence considérable entre savoir jouer quelque chose de compliqué et ressentir l’obligation de le rappeler à l’auditeur toutes les huit mesures.

Le premier album, Souvenirs, paraît en 2015 et pose les bases de cette identité progressive et mélodique. Noir lui succède en 2017, puis viennent C’est La Vie en 2020 et Déjà Vu en 2022. L’histoire de Novelists est également marquée par plusieurs changements au chant, avec Matteo Gelsomino puis Tobias Rische, et chaque période transforme nécessairement l’équilibre du groupe.

Jusqu’à l’arrivée de Camille Contreras.

Et avec elle, Novelists va ouvrir une porte qu’il n’avait encore jamais poussée aussi loin.

CAMILLE CONTRERAS : PAS UNE REMPLAÇANTE, UNE NOUVELLE VARIABLE

Lorsqu’un groupe possède déjà plusieurs albums et annonce un changement de chanteur, le public metal accueille généralement la nouvelle avec cette formidable mesure qui le caractérise : chacun compare immédiatement les périodes, les performances, les timbres, les techniques et probablement la façon dont le nouveau venu tient son micro.

Quelqu’un finit inévitablement par ressortir une captation de 2017 enregistrée avec un téléphone dont le microphone semblait vivre ses dernières heures, puis explique avec beaucoup de sérieux pourquoi « quand même, avant, c’était autre chose ». Le metalhead est une créature passionnée et, à certains égards, formidablement prévisible.

Camille Contreras rejoint officiellement Novelists en 2023, après avoir déjà croisé la route du groupe auparavant. Son arrivée aurait pu se limiter à un changement de voix, avec une nouvelle interprète chargée de reprendre un répertoire déjà installé, mais ce qui se produit est beaucoup plus intéressant : elle finit progressivement par influencer la manière même dont Novelists compose.

Le groupe expliquait après la sortie de CODA que plusieurs morceaux existaient déjà avant son arrivée, tandis que d’autres, notamment Coda, In Heaven, Maldición de la Bruja et Say My Name, avaient été écrits directement avec son influence. Les membres racontaient également avoir découvert une nouvelle manière de travailler, en développant davantage les lignes vocales en même temps que les instruments plutôt que de terminer entièrement la musique avant de venir y poser le chant.

Cela pourrait sembler être un détail de fabrication, mais à l’écoute, la différence est fondamentale : Camille ne donne jamais l’impression d’avoir été déposée au-dessus de morceaux conçus pour quelqu’un d’autre. Sa voix fait partie de leur architecture.

UNE VOIX IMPRESSIONNANTE, MAIS SURTOUT UNE VOIX QUI RACONTE

Il faut évidemment revenir sur cette voix, parce que ce serait assez hypocrite de notre part de faire semblant qu’elle ne nous a pas retournés au MozHell.

Ce qui impressionne chez Camille Contreras n’est pourtant pas uniquement sa puissance. Le metal possède heureusement suffisamment de chanteurs et de chanteuses capables d’envoyer du lourd pour que cela ne constitue plus, à lui seul, une révolution. Ce qui devient beaucoup plus intéressant chez elle est l’étendue de son langage vocal et surtout la manière dont elle utilise ses différents registres au service des morceaux.

Elle peut installer quelque chose de très aérien, mélodique et presque fragile, puis basculer vers des saturations beaucoup plus violentes sans que la transition donne l’impression d’assister à une démonstration technique. Certaines lignes de CODA s’approchent même de sensibilités soul ou pop contemporaines avant de rencontrer des guitares qui, elles, n’ont absolument aucune intention de demander gentiment la permission d’entrer. Cette rencontre entre accessibilité mélodique et exigence instrumentale constitue aujourd’hui une part importante de l’identité du groupe.

Et c’est justement sur scène que ce contraste nous a le plus frappés. La performance vocale impressionne pendant les premières minutes parce qu’on cherche encore à comprendre comment elle passe aussi naturellement d’un registre à l’autre, puis quelque chose de beaucoup plus intéressant se produit : on cesse d’y penser.

On écoute simplement le morceau.

C’est probablement là que la technique devient réellement belle, lorsqu’elle est suffisamment maîtrisée pour disparaître derrière ce qu’elle permet de transmettre.

ET PENDANT QU’ON REGARDAIT CAMILLE, LES MUSICIENS ÉTAIENT EN TRAIN DE NOUS ACHEVER

Ce serait néanmoins profondément injuste de raconter le Novelists actuel uniquement à travers Camille, et c’est précisément l’une des choses que leur passage au MozHell nous a rappelées avec beaucoup d’efficacité.

Une fois passée la première sidération vocale, l’oreille commence à se déplacer et découvre derrière elle des musiciens absolument redoutables. Les guitares constituent depuis toujours une énorme partie de l’identité de Novelists et continuent d’occuper une place centrale, même dans cette nouvelle direction plus mélodique.

Là où une partie du metalcore contemporain transforme parfois la guitare en immense mur rythmique destiné avant tout à produire de l’impact, Novelists continue de lui laisser suffisamment d’espace pour raconter quelque chose. Les riffs restent travaillés, les leads circulent derrière les lignes vocales et les solos sont réellement intégrés aux compositions plutôt que posés au milieu parce qu’un guitariste disposait encore de huit mesures libres et d’un besoin urgent de rappeler à Internet qu’il connaît ses gammes.

Cette maîtrise est particulièrement intéressante parce qu’elle ne se transforme jamais en concours de virtuosité. On entend immédiatement que les musiciens pourraient probablement compliquer encore davantage certaines parties s’ils le souhaitaient, mais ils semblent aujourd’hui beaucoup plus intéressés par la cohérence du morceau que par la démonstration.

La basse et la batterie jouent évidemment un rôle essentiel dans cette mécanique. Le metalcore progressif demande une assise rythmique capable d’encaisser des changements de dynamique, des ruptures et des passages beaucoup plus atmosphériques sans que l’ensemble donne l’impression que cinq personnes extrêmement talentueuses ont accidentellement décidé de jouer cinq chansons différentes au même moment.

Novelists maîtrise remarquablement cet équilibre.

Et sur scène, cela devient particulièrement évident.

CODA : LE DISQUE D’UN GROUPE QUI A DÉCIDÉ D’AVANCER

Sorti en mai 2025, CODA constitue le cinquième album de Novelists et surtout le premier album complet enregistré avec Camille Contreras au chant.

Le choix du titre possède d’ailleurs une jolie ironie, puisqu’en musique, une coda désigne normalement une section qui conduit une œuvre vers sa conclusion, alors que cet album ressemble beaucoup plus au début d’un nouveau chapitre pour le groupe qu’à la fermeture d’un livre.

CODA assume une orientation plus accessible, plus mélodique et parfois plus immédiatement accrocheuse, tout en conservant les racines progressives et la technicité qui ont construit l’identité de Novelists. Cette évolution a logiquement divisé une partie des auditeurs historiques, certains regrettant davantage la dimension djent et progressive des premiers albums tandis que d’autres considèrent que le groupe atteint aujourd’hui un équilibre particulièrement intéressant entre émotion, efficacité et exigence instrumentale.

Et finalement, cette discussion est plutôt saine.

Lorsqu’un groupe possède plus de dix ans d’histoire, plusieurs albums et un public installé, continuer à sortir exactement la musique que tout le monde attend est probablement la solution la plus confortable. Faire évoluer suffisamment son identité pour provoquer de véritables débats demande autrement plus de courage, même si cela signifie accepter que certains préfèrent ce que l’on faisait auparavant.

La musique n’est pas obligée de rester immobile simplement pour que nos souvenirs puissent la retrouver exactement là où nous les avions laissés.

SAY MY NAME, CODA, IN HEAVEN : QUAND LA MÉLODIE NE RENONCE PAS À LA MASSE

L’un des grands intérêts de CODA réside justement dans sa capacité à faire cohabiter des univers qui auraient facilement pu se marcher dessus.

Say My Name en constitue un excellent exemple, avec une écriture vocale particulièrement mémorisable qui n’efface pourtant jamais la complexité instrumentale située derrière elle. Le morceau-titre poursuit cette recherche d’équilibre en jouant davantage sur la tension et les changements de dynamique, tandis que In Heaven explore encore d’autres couleurs.

Maldición de la Bruja, notamment grâce à l’utilisation de l’espagnol, pousse encore plus loin cette envie d’élargir le langage du groupe. Novelists ne semble plus chercher à démontrer qu’il appartient parfaitement au metalcore progressif, mais plutôt à se demander jusqu’où il peut étirer ce genre sans rompre complètement le fil qui le relie à ses origines.

Évidemment, tout le monde n’adhérera pas à chacun de ces choix. Certains refrains parleront davantage aux amateurs de metalcore moderne qu’aux fans des premières années, et quelques auditeurs pourront regretter que certaines influences progressives occupent moins systématiquement le premier plan.

Mais difficile, en revanche, d’accuser Novelists de simplement recycler son passé.

Et chez Studio Quarante-Deux, entre un groupe qui prend le risque de nous surprendre et un groupe qui nous ressert exactement le même album avec une pochette différente tous les trois ans, nous savons généralement vers lequel notre curiosité va se diriger.

DERRIÈRE CODA, LA VIE AVAIT AUSSI DÉCIDÉ DE S’INVITER

Sous la production particulièrement moderne de l’album et ses morceaux parfois immédiatement accrocheurs se cache pourtant une histoire beaucoup moins légère.

Après sa sortie, Camille et Nicolas expliquaient que l’écriture de CODA avait accompagné une période particulièrement difficile, traversée par des événements profondément humains comme la mort, la maladie ou les ruptures. Ces expériences n’ont pas été ajoutées après coup pour fabriquer une jolie narration autour du disque : elles se déroulaient pendant sa création et ont naturellement fini par s’infiltrer dans les morceaux.

Cette information éclaire forcément différemment l’équilibre permanent entre lumière et violence qui traverse l’album. Les passages mélodiques ne semblent plus simplement placés là pour offrir une respiration entre deux moments lourds, et les explosions de violence ne ressemblent plus uniquement à des outils destinés à faire bouger une fosse.

L’ensemble évoque quelque chose de beaucoup plus humain, parce que les périodes difficiles ne sont presque jamais uniformément sombres. Elles sont faites d’alternances, de moments où l’on tient parfaitement debout et d’autres où tout devient beaucoup plus compliqué, parfois à quelques heures d’intervalle.

CODA possède beaucoup de cette ambiguïté-là.

MOZHELL 2025 : LE MOMENT OÙ TOUT CE QU’ON VIENT D’ÉCRIRE DEVIENT BEAUCOUP PLUS SIMPLE

Et puis il y a ce samedi soir de juillet 2025.

Nous pourrions continuer longtemps à parler de technique vocale, de metalcore progressif, de production, d’évolution artistique et de la place du djent dans la discographie de Novelists, mais tout cela devient soudain beaucoup plus simple lorsque cinq musiciens montent sur une scène et qu’il ne reste plus qu’une seule question : est-ce que ça fonctionne vraiment ?

Au MozHell, la réponse a été immédiate.

Nous étions bénévoles, donc déjà bien entamés par une journée de festival où le concept de « rester tranquillement quelque part pendant dix minutes » relève davantage de la légende locale que d’une possibilité concrète. Malgré cela, lorsque Novelists est monté sur la Main Stage, quelque chose nous a immédiatement accrochés.

Camille nous a évidemment cueillis la première, avec cette puissance et cette maîtrise que nous n’étions pas préparés à recevoir de cette manière. Puis les guitares ont commencé à attirer notre attention, la section rythmique s’est imposée et nous avons progressivement cessé de regarder Novelists comme « ce groupe avec cette chanteuse incroyable » pour simplement regarder un excellent groupe.

Et cette distinction est fondamentale.

Une voix exceptionnelle peut créer un premier choc, mais elle ne suffit pas à porter seule un concert entier. Pour que cette fascination survive au deuxième, au quatrième puis au dernier morceau, il faut que tout ce qui se passe autour possède la même exigence.

Ce soir-là, c’était le cas.

Nous étions venus voir Novelists avec curiosité et nous sommes repartis avec cette sensation extrêmement agréable que procurent les festivals lorsqu’ils remplissent parfaitement leur rôle : celle d’avoir réellement découvert quelque chose alors que le groupe était déjà là depuis des années.

LE METALCORE MODERNE A-T-IL ENCORE QUELQUE CHOSE À RACONTER ?

La trajectoire de Novelists pose également une question intéressante sur l’état actuel du metalcore, parce que le genre a énormément évolué depuis les années 2000 et se trouve aujourd’hui dans une situation assez paradoxale.

Il n’a probablement jamais disposé d’autant de possibilités sonores, mais il n’a peut-être jamais été aussi facile pour certains groupes de finir par se ressembler.

Les productions sont immenses, les éléments électroniques se multiplient, les refrains s’ouvrent vers la pop et le rock alternatif, tandis que les guitares descendent progressivement dans des accordages tellement bas qu’à ce rythme, d’ici quelques années, certains groupes devraient pouvoir communiquer directement avec les baleines sans équipement supplémentaire.

Dans ce paysage particulièrement encombré, Novelists possède un avantage considérable : son passé progressif.

Même lorsqu’il adopte aujourd’hui certains codes du metalcore moderne, son écriture conserve cette attention particulière portée aux guitares, aux structures et aux détails instrumentaux. La soul peut entrer, la pop peut passer la porte, l’électronique peut s’installer dans un coin et les grandes mélodies peuvent côtoyer les breakdowns, mais le groupe conserve suffisamment de son ancien vocabulaire pour ne pas totalement diluer son identité.

C’est probablement là que se jouera la suite de son histoire : dans cette capacité à continuer d’explorer sans devenir interchangeable.

NOVELISTS A CHANGÉ, ET C’EST PEUT-ÊTRE PRÉCISÉMENT CE QUI LE GARDE VIVANT

En remontant leur parcours, quelque chose apparaît finalement assez clairement : Novelists n’a jamais cessé de bouger.

Le groupe a changé de chanteur, de dynamique, de méthode d’écriture, de production et progressivement de langage musical. Certaines périodes parleront davantage à certains fans que d’autres et il serait absurde de prétendre que tout le monde doit nécessairement préférer cette nouvelle incarnation.

Mais quelque chose demeure depuis les débuts : le goût du détail et de la musique bien construite.

La technique est toujours là. Les musiciens restent impressionnants. Les compositions continuent d’être travaillées avec une précision presque chirurgicale, mais l’objectif semble avoir changé : la virtuosité n’a plus besoin d’occuper systématiquement le premier plan.

Peut-être que mûrir musicalement ressemble aussi un peu à cela : posséder suffisamment de technique pour pouvoir en faire beaucoup, puis acquérir suffisamment de confiance pour comprendre que l’on n’est pas obligé de tout montrer.

ON ÉTAIT VENUS VOIR NOVELISTS, ON EST REPARTIS EN VOULANT LES REVOIR

C’est finalement la raison pour laquelle nous avions envie de consacrer un article à Novelists sur Studio Quarante-Deux.

Ils se trouvent exactement dans cette catégorie de groupes que nous voulons défendre ici : suffisamment installés pour posséder une véritable histoire, une discographie et une identité musicale solide, mais encore capables de devenir une découverte pour une partie du public.

Pour nous, cette découverte a réellement eu lieu au MozHell.

Nous connaissions Novelists avant ce soir-là, mais après ce concert, nous avions compris pourquoi nous avions envie de les suivre.

Nous avons d’abord pris la voix de Camille en pleine figure, avant de découvrir derrière elle des musiciens remarquables, une écriture beaucoup plus fine que la simple étiquette « metalcore » pourrait le laisser penser et surtout un groupe qui semble avoir trouvé dans cette nouvelle configuration non pas une manière de remplacer ce qu’il était auparavant, mais une nouvelle façon d’avancer.

Alors oui, les débats continueront probablement entre ceux qui préfèrent Souvenirs, Noir, C’est La Vie, Déjà Vu ou cette nouvelle période ouverte avec CODA. Ils continueront parce que c’est aussi ce que font les gens lorsqu’ils aiment profondément la musique : ils discutent, comparent et défendent parfois un album vieux de dix ans comme s’il s’agissait d’un membre particulièrement vulnérable de leur famille.

Mais chez Studio Quarante-Deux, nous allons régler la question avec toute la rigueur scientifique dont nous sommes capables : nous n’avons absolument pas besoin de décider quel Novelists est « le meilleur » pour savoir que celui que nous avons vu au MozHell nous a mis une sacrée claque.

La musique n’est pas un championnat et l’évolution d’un groupe n’efface pas ce qu’il a été auparavant. Ce qui nous intéresse, c’est ce qu’il réussit encore à provoquer lorsqu’il monte sur scène, lorsque les lumières s’éteignent et que toute l’analyse musicale que l’on pourrait écrire pendant des pages doit soudain affronter la réalité du live.

Ce soir-là, Novelists nous a arrêtés net, d’abord avec une voix, puis avec tout ce qui l’entourait.

Et c’est exactement pour ces moments que nous continuons de nous planter devant des scènes avec des bouchons dans les oreilles, des chaussures qui ont déjà vécu une journée beaucoup trop longue et cette certitude parfaitement irrationnelle que le prochain groupe peut encore nous surprendre.

C’est aussi exactement pour ces groupes-là que Studio Quarante-Deux existe.

DES GROUPES. DES SCÈNES. DES RENCONTRES. ⚡ ET PARFOIS, UNE VOIX VOUS ARRÊTE NET. 🖤🤘🏻

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